Hyperplasie bénigne de la prostate (HBP)

À mesure que la prostate augmente تدريومent de volume, elle peut comprimer l’urètre et gêner l’écoulement de l’urine. Cela peut entraîner des difficultés à uriner, une vidange incomplète de la vessie, des infections des voies urinaires, des problèmes vésicaux et, dans les cas graves non traités, des complications rénales.
Pourquoi la prostate provoque-t-elle des problèmes urinaires ?
La glande prostatique est située sous la vessie et entoure la partie supérieure de l’urètre, le conduit qui évacue l’urine hors du corps.
Lorsque la prostate augmente de volume, elle peut comprimer l’urètre et obstruer l’écoulement urinaire. La vessie doit alors travailler davantage pour faire passer l’urine à travers ce passage rétréci. Avec le temps, cela peut affaiblir la vessie et entraîner une rétention d’urine après la miction.
L’HBP n’est pas un cancer de la prostate et n’augmente pas automatiquement le risque de cancer. Toutefois, les deux affections peuvent survenir en même temps et provoquer des symptômes urinaires similaires.
Symptômes courants de l’HBP
Les symptômes peuvent inclure :
๐ Mictions fréquentes, en particulier la nuit
๐ Besoin soudain ou urgent d’uriner
๐ Difficulté à commencer à uriner
๐ Nécessité de pousser avant que l’urine ne commence à s’écouler
๐ Jet urinaire faible ou lent
๐ Jet urinaire qui s’interrompt et reprend
๐ Écoulement goutte à goutte après la miction
๐ Sensation que la vessie ne s’est pas complètement vidée
๐ Douleur ou sensation de brûlure pendant la miction
๐ Sang dans les urines
La gravité des symptômes ne correspond pas toujours directement à la taille de la prostate. Une prostate légèrement augmentée de volume peut provoquer des symptômes importants chez certains hommes, tandis qu’une prostate plus volumineuse peut entraîner peu de gêne chez d’autres.
Quand devez-vous consulter un médecin ?
Consultez un médecin dès l’apparition de symptômes urinaires, même s’ils semblent légers.
Une prise en charge médicale immédiate est nécessaire si vous :
๐ Ne pouvez pas uriner du tout
๐ Avez du sang dans les urines
๐ Présentez de la fièvre et des frissons avec des symptômes urinaires
๐ Ressentez une douleur intense au bas de l’abdomen
๐ Avez une miction douloureuse accompagnée de nausées ou de vomissements
L’incapacité soudaine à uriner, appelée rétention urinaire aiguë, est une urgence médicale.
Comment l’HBP est-elle diagnostiquée ?
Le médecin peut utiliser plusieurs évaluations pour déterminer la cause et la gravité des symptômes urinaires.
Antécédents médicaux et évaluation des symptômes
Le médecin posera des questions sur :
๐ Les habitudes de miction
๐ Les mictions nocturnes
๐ Les difficultés à commencer ou à arrêter le jet urinaire
๐ Les médicaments et compléments alimentaires actuels
๐ Les antécédents d’infections urinaires
๐ Les autres maladies
Un questionnaire symptomatique peut être utilisé pour évaluer l’impact de la maladie sur la vie quotidienne.
Examen physique
Un toucher rectal, ou TR, peut être réalisé. Le médecin examine délicatement la prostate par le rectum afin d’évaluer sa taille, sa forme, sa consistance et d’éventuelles anomalies suspectes.
Analyses de sang et d’urine
Les examens peuvent inclure :
๐ Une analyse d’urine pour rechercher une infection, du sang ou d’autres anomalies
๐ Des tests de la fonction rénale
๐ Un dosage de l’antigène prostatique spécifique, ou PSA
Le dosage du PSA peut aider à évaluer les affections prostatiques, mais un résultat élevé ne signifie pas automatiquement un cancer, et un résultat normal ne permet pas de l’exclure complètement.
Tests du débit urinaire et de la vessie
Le médecin peut mesurer :
๐ La force et la vitesse du jet urinaire
๐ La quantité d’urine restant dans la vessie après la miction
๐ La pression ou la fonction vésicale dans certains cas
Échographie
L’échographie peut être utilisée pour évaluer :
๐ La taille de la prostate
๐ L’état de la vessie
๐ Le volume d’urine résiduelle
๐ Les anomalies des reins et des voies urinaires
Traitement de l’HBP
Le traitement dépend de :
๐ La gravité des symptômes
๐ La taille de la prostate
๐ L’âge
๐ L’état de santé général
๐ La fonction vésicale et rénale
๐ L’impact des symptômes sur la vie quotidienne
๐ Les préférences thérapeutiques du patient
Les options comprennent la surveillance, les modifications du mode de vie, les médicaments, les procédures mini-invasives et la chirurgie.
Prise en charge par le mode de vie et le comportement
Chez les hommes présentant des symptômes légers, il peut être conseillé de :
๐ Réduire l’apport hydrique avant le coucher.
๐ Limiter la caféine et l’alcool, qui peuvent augmenter la miction.
๐ Éviter de retarder la miction pendant de longues périodes.
๐ Vider la vessie avant de voyager ou de dormir.
๐ Revoir avec un médecin les médicaments susceptibles d’aggraver les symptômes.
๐ Maintenir un poids corporel sain et rester physiquement actif.
Ne réduisez pas excessivement votre apport hydrique, car cela peut entraîner une déshydratation ou des urines concentrées.
Médicaments
Alpha-bloquants
Les alpha-bloquants relâchent les muscles autour de la prostate et du col vésical, permettant à l’urine de s’écouler plus facilement.
Ils améliorent souvent les symptômes relativement rapidement, mais ne réduisent pas significativement la taille de la prostate.
Les effets indésirables possibles incluent :
๐ Vertiges
๐ Hypotension artérielle
๐ Fatigue
๐ Modifications de l’éjaculation
Inhibiteurs de la 5-alpha-réductase
Ces médicaments réduisent la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone, ou DHT, une hormone impliquée dans la croissance de la prostate.
Ils peuvent réduire progressivement la taille de la prostate et diminuer le risque de rétention urinaire, mais plusieurs mois peuvent être nécessaires avant une amélioration des symptômes.
Chez certains patients, un alpha-bloquant et un inhibiteur de la 5-alpha-réductase peuvent être prescrits ensemble.
Résection transurétrale de la prostate
La résection transurétrale de la prostate, ou RTUP, est un traitement chirurgical courant de l’HBP lorsque les symptômes sont sévères, que les médicaments sont inefficaces ou que des complications sont apparues.
Pendant la RTUP :
๐ Un instrument chirurgical est introduit par l’urètre.
๐ Aucune incision abdominale externe n’est normalement nécessaire.
๐ Le chirurgien retire le tissu prostatique obstruant l’urètre.
๐ Une énergie électrique peut être utilisée pour couper le tissu et contrôler le saignement.
Le retrait du tissu obstructif permet à l’urine de s’écouler plus librement.
Préparation à l’intervention
Les consignes préopératoires peuvent inclure :
๐ Se reposer suffisamment
๐ Éviter de manger et de boire pendant environ six à huit heures avant l’intervention, selon les consignes
๐ Effectuer les analyses de sang, d’urine, cardiaques ou d’imagerie requises
๐ Informer le médecin de tous les médicaments et compléments alimentaires
๐ Assister à tous les rendez-vous prévus
Les médicaments anticoagulants et certains compléments peuvent devoir être interrompus temporairement. Toutefois, ils ne doivent jamais être arrêtés sans les instructions du chirurgien ou du médecin prescripteur.
Soins immédiatement après la RTUP
Position et surveillance
Certains patients reçoivent une anesthésie rachidienne et peuvent devoir rester au lit pendant un certain temps après l’intervention. La position exacte et la durée dépendent de l’anesthésie et du protocole de l’hôpital.
Suivez les instructions fournies par l’équipe médicale.
Sonde urinaire et irrigation vésicale
Une sonde urinaire est généralement laissée en place pendant environ deux à trois jours.
Une irrigation vésicale continue peut être utilisée pendant les un ou deux premiers jours afin de :
๐ Empêcher les caillots sanguins de bloquer la sonde
๐ Évacuer le sang et les petits fragments tissulaires de la vessie
๐ Surveiller le saignement
La sonde peut être fixée à la jambe. Les patients ne doivent pas la tirer, la régler ou l’enlever eux-mêmes.
Une sensation de pression vésicale, une urgence mictionnelle ou une gêne peuvent survenir. Informez une infirmière si la douleur devient intense ou si la sonde ne draine plus.
Exercices du plancher pelvien
Les exercices du plancher pelvien peuvent aider à améliorer le contrôle urinaire après le retrait de la sonde.
Pour effectuer l’exercice :
๐ Contractez les muscles utilisés pour retenir les gaz ou l’urine.
๐ Maintenez la contraction pendant plusieurs secondes.
๐ Relâchez complètement.
๐ Répétez selon les instructions du médecin ou du kinésithérapeute.
Ne pratiquez pas régulièrement en interrompant à plusieurs reprises le jet urinaire pendant la miction, car cela peut interférer avec la vidange normale de la vessie.
Apport hydrique
Il peut être conseillé aux patients de boire davantage d’eau pour aider à rincer la vessie et réduire la formation de caillots.
La quantité doit suivre les conseils du médecin. Un apport hydrique élevé peut ne pas convenir aux personnes atteintes d’insuffisance cardiaque, de maladie rénale ou d’autres restrictions hydriques.
Soins à domicile après l’intervention
Éviter les efforts et les activités intenses
Pendant les quatre premières semaines, évitez les activités qui augmentent la pression abdominale ou irritent la zone en cours de cicatrisation, notamment :
๐ Le port de charges lourdes
๐ L’exercice physique intense
๐ La constipation et les efforts de poussée
๐ Le cyclisme ou la moto
๐ Les trajets longs ou cahoteux
๐ La montée répétée des escaliers lorsqu’il est possible de l’éviter
La marche légère est généralement encouragée et peut être augmentée progressivement.
Prévenir la constipation
๐ Buvez suffisamment d’eau, sauf si une restriction hydrique a été recommandée.
๐ Consommez des légumes, des fruits, des céréales complètes et d’autres aliments riches en fibres.
๐ Utilisez des médicaments ramollisseurs de selles uniquement sur prescription.
Éviter les efforts de poussée réduit le risque de saignement postopératoire.
Activité sexuelle
Les rapports sexuels et l’éjaculation peuvent devoir être évités pendant environ quatre semaines ou jusqu’à ce que le chirurgien confirme une cicatrisation suffisante.
Médicaments
Prenez correctement tous les médicaments prescrits et terminez les antibiotiques selon les consignes.
Ne reprenez pas les médicaments arrêtés sans l’accord du médecin.
Signes d’alerte après l’intervention
Une petite quantité de sang dans les urines peut apparaître pendant la récupération, en particulier après une activité accrue.
Reposez-vous et buvez de l’eau selon les recommandations. Consultez rapidement si :
๐ Les urines deviennent de plus en plus rouges.
๐ De gros caillots sanguins apparaissent.
๐ Le jet urinaire s’arrête.
๐ Une douleur intense au bas de l’abdomen apparaît.
๐ De la fièvre ou des frissons surviennent.
๐ Les urines deviennent troubles ou malodorantes.
๐ La douleur ou la sensation de brûlure pendant la miction devient intense.
๐ Le saignement ne s’améliore pas après le repos.
Ces symptômes peuvent indiquer un saignement, une infection, une sonde obstruée ou une rétention urinaire.
Suivi médical
Assistez à tous les rendez-vous de suivi afin que le médecin puisse :
๐ Surveiller les symptômes urinaires
๐ Évaluer la récupération
๐ Examiner les résultats de l’analyse du tissu chirurgical
๐ Rechercher une infection ou un saignement
๐ Ajuster les médicaments si nécessaire
๐ Évaluer le contrôle vésical
L’HBP est une affection fréquente et traitable. Une évaluation précoce peut soulager les symptômes urinaires et réduire le risque de complications de la vessie, des voies urinaires et des reins.
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Rédacteur indépendant
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