Pourquoi trouve-t-on plus souvent un cancer du côlon chez les personnes plus jeunes ?

Au cours des dernières années, on a observé une tendance selon laquelle l’âge moyen des patients atteints de cancer du côlon diminue constamment. De nombreux cas concernent des personnes dans la fin de la vingtaine et la trentaine, sans antécédents familiaux de cancer du côlon, sans obésité et sans consommation excessive d’alcool. Cependant, lorsqu’on examine de près les habitudes de vie, on constate que plusieurs comportements courants chez la jeune génération peuvent augmenter progressivement le risque à long terme de cancer du côlon.
1. Constipation chronique mais considérée comme normale
Beaucoup de personnes n’ont pas de selles chaque jour, ont des selles dures, une évacuation incomplète, ou ne vont à la selle que 2 à 3 fois par semaine sans y voir un problème. En réalité, le fait que les selles restent longtemps dans les intestins expose plus longtemps les parois intestinales aux toxines et aux agents carcinogènes, augmentant ainsi le risque d’inflammation chronique et pouvant, à long terme, affecter les mutations cellulaires.
2. Alimentation pauvre en fibres mais consommation régulière d’aliments transformés
Les habitudes alimentaires de nombreux jeunes se composent de collations, de viennoiseries, de saucisses, d’aliments grillés, de shabu et de boissons sucrées, tandis que la consommation de légumes, de fruits et de céréales complètes est faible.
Les fibres jouent un rôle crucial en augmentant le volume des selles, en stimulant le péristaltisme intestinal et en aidant à réduire le temps pendant lequel les agents carcinogènes sont en contact avec les parois intestinales. Par ailleurs, les viandes transformées et certains aliments transformés contiennent des substances directement associées à une augmentation du risque de cancer du côlon selon plusieurs études de recherche.
3. Adoption d’un mode de vie sédentaire et faible activité physique
Le fait de rester assis de longues périodes au travail, d’utiliser des écrans plusieurs heures par jour et de manquer d’exercice entraîne une diminution des contractions intestinales, ralentissant l’excrétion et provoquant une constipation chronique.
Les recherches ont montré que les personnes ayant une faible activité physique présentent un risque plus élevé de cancer du côlon que celles qui bougent régulièrement, car le mouvement aide à stimuler la fonction intestinale et renforce le système immunitaire du tube digestif.
4. Retenir habituellement les selles
Beaucoup de personnes ressentent l’envie d’aller à la selle mais choisissent de se retenir parce que c’est incommode ou qu’elles sont occupées par le travail. Ce comportement perturbe le rythme du système intestinal. Lorsqu’il est répété fréquemment, il peut conduire à une affection appelée « côlon à transit lent », entraînant des selles dures, une rétention prolongée et une irritation accrue des parois intestinales à long terme.
5. Penser à tort que le jeune âge signifie qu’aucun dépistage n’est nécessaire
Une idée reçue fréquente est « encore jeune, il est peu probable d’avoir un cancer », ce qui amène beaucoup de personnes à négliger des signes d’alerte tels que :
- Selles sanglantes
- Constipation alternant avec diarrhée
- Perte de poids inexpliquée
- Fatigue facile
- Ballonnements chroniques
Ignorer ces signes fait que le cancer du côlon est détecté à des stades avancés, alors que s’il est détecté à un stade précoce, les chances de guérison sont très élevées.
Comment restaurer efficacement le microbiote intestinal et réduire le risque de cancer
L’intestin est un organe qui peut bien se rétablir s’il est pris en charge correctement et de manière régulière, ce qui peut commencer par ces 4 principes clés
- Augmenter les fibres à chaque repas
Choisissez des légumes colorés, des céréales complètes, des noix et des fruits riches en fibres. Les fibres aident à augmenter le volume des selles, réduisent la durée de l’accumulation des déchets et minimisent le contact entre les agents carcinogènes et la paroi intestinale
- Apporter de bonnes bactéries
Manger des yaourts nature, du kimchi ou des aliments fermentés non sucrés aide à équilibrer le microbiote intestinal, qui joue un rôle crucial dans la réduction de l’inflammation chronique et le renforcement de l’immunité
- Bouger son corps tous les jours
Une simple marche rapide de 20 à 30 minutes par jour aide à stimuler la fonction intestinale, réduit la constipation et aide le système excréteur à fonctionner de manière plus rythmée
- Pratiquer une défécation en temps opportun et ne pas se retenir
Aller aux toilettes à des heures régulières, surtout le matin au réveil ou après les repas, aidera à entraîner le système excréteur à fonctionner de manière systématique
Résumé
Le cancer du côlon n’est plus une maladie touchant uniquement les personnes âgées. Les petites habitudes quotidiennes que nous répétons, comme l’alimentation, les selles, le fait de rester assis longtemps et d’ignorer les signes d’alerte, s’accumulent toutes inconsciemment en augmentant le risque.
Commencer dès aujourd’hui à prendre soin de vos intestins en augmentant les fibres, en bougeant votre corps et en ne négligeant pas les symptômes anormaux peut réellement réduire le risque à long terme de cancer du côlon.
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Rédacteur indépendant
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