
De brèves périodes de « zonage » (se détacher), une perte de conscience ou le sentiment que l’esprit s’est soudainement « vidé » peuvent amener beaucoup de personnes à craindre qu’elles soient en train de faire un AVC. Cependant, des experts en neurologie indiquent que ces symptômes ne signifient pas toujours qu’il s’agit d’un AVC. Dans certains cas, ils peuvent être liés à une défaillance temporaire de l’attention provoquée par un manque de sommeil ou une fatigue intense.
De brefs épisodes de baisse d’attention, de perte de conscience de l’environnement ou de sensation que l’esprit s’est soudainement vidé peuvent amener de nombreuses personnes à craindre de faire un accident vasculaire cérébral. Cependant, les experts en neurologie indiquent que ces symptômes n’impliquent pas toujours un AVC. Dans certains cas, ils peuvent être liés à une brève défaillance de l’attention causée par un manque de sommeil ou une fatigue sévère.
Cette affection peut être décrite comme une micro-absence, une défaillance attentionnelle ou un microsommeil. Elle survient lorsque certaines parties du cerveau entrent brièvement dans un état semblable au sommeil, même si les yeux de la personne restent ouverts et qu’elle semble parler, travailler, conduire ou accomplir d’autres activités.
Bien que ces épisodes puissent ne durer que quelques secondes, ils peuvent entraîner des erreurs graves ou des accidents lorsqu’ils surviennent pendant des activités nécessitant une attention continue.
Une personne présentant une micro-absence peut ne pas s’endormir visiblement ni perdre complètement connaissance. En revanche, le cerveau ne parvient temporairement pas à traiter l’information ni à répondre normalement à l’environnement.
Les signes possibles comprennent :
๐ Dépasser une intersection ou une sortie sans s’en rendre compte
๐ Lire plusieurs lignes de texte sans en comprendre ni en mémoriser le contenu
๐ Perdre temporairement le fil d’une conversation
๐ Oublier ce que l’on faisait ou ce que l’on avait l’intention de faire
๐ Répondre plus lentement aux événements ou aux consignes
๐ S’assoupir soudainement ou présenter une brève attaque de sommeil
Ces épisodes peuvent survenir en conduisant, en travaillant, en lisant, en utilisant des machines ou même en restant debout et en parlant à une autre personne.
Les micro-absences sont couramment associées à un sommeil insuffisant, à un déficit de sommeil accumulé, à de longues heures de travail, à la fatigue ou à des activités répétitives.
La recherche sur le sommeil suggère que, même lorsqu’une personne semble éveillée, des neurones de certaines zones du cerveau peuvent temporairement entrer dans un état semblable au sommeil. Ce phénomène est connu sous le nom de sommeil local, ce qui signifie que seules des parties spécifiques du cerveau réduisent brièvement leur activité plutôt que l’ensemble du cerveau ne s’endorme.
Lorsque cela se produit, la personne peut présenter une diminution de la concentration, des réactions plus lentes, des trous de mémoire temporaires ou une brève incapacité à traiter l’information.
Des études scientifiques menées chez des participants privés de sommeil ont utilisé plusieurs techniques de surveillance, notamment l’électroencéphalographie, l’imagerie cérébrale, les mesures pupillaires et l’évaluation du mouvement des fluides autour du cerveau.
Les chercheurs ont constaté que les épisodes de diminution de l’attention peuvent s’accompagner de plusieurs modifications semblables à celles du sommeil, notamment :
๐ Une activité des ondes cérébrales plus lente
๐ Des changements du flux sanguin au sein du cerveau
๐ Une constriction des pupilles
๐ Des changements du mouvement du liquide céphalorachidien ressemblant aux schémas observés pendant le sommeil
Ces résultats appuient l’idée que, lorsque le corps est sévèrement privé de sommeil, le cerveau peut temporairement mettre certaines de ses parties en mode repos, même si la personne semble toujours éveillée.
Une micro-absence peut ne durer qu’environ une à trois secondes, mais une interruption aussi brève peut être extrêmement dangereuse, en particulier au volant.
À une vitesse d’environ 100 kilomètres par heure, un véhicule parcourt près de 28 mètres en une seule seconde. Pendant une micro-absence de trois secondes, il peut parcourir plus de 80 mètres alors que le conducteur a peu ou pas conscience de la route.
Les micro-absences peuvent donc augmenter le risque :
๐ D’accidents de la route
๐ D’accidents impliquant des machines
๐ D’erreurs au travail
๐ D’erreurs soudaines de jugement
๐ De ne pas remarquer des signaux d’alerte ou des événements importants
Bien que les micro-absences puissent résulter de la fatigue ou d’un sommeil insuffisant, de brefs épisodes de regard fixe, de perte de connaissance ou de baisse de vigilance peuvent également être causés par d’autres affections médicales.
Il ne faut pas tenter de s’autodiagnostiquer, en particulier lorsque les épisodes se répètent, s’aggravent ou surviennent malgré un sommeil adéquat.
Les médecins peuvent avoir besoin de distinguer plusieurs affections possibles.
Une micro-absence dure généralement seulement quelques secondes et est souvent associée à la fatigue, à un sommeil insuffisant ou à des activités monotones. La personne retrouve habituellement immédiatement toute sa vigilance, mais peut ne pas se souvenir clairement de ce qui s’est passé pendant le bref épisode.
Une crise d’absence peut amener une personne à s’arrêter soudainement et à fixer le vide pendant plusieurs secondes sans répondre lorsqu’on lui parle. Certaines personnes peuvent aussi cligner des yeux de façon répétée, bouger les lèvres ou effectuer de petits mouvements involontaires.
Ces épisodes peuvent survenir à répétition et ne sont pas nécessairement associés à un manque de sommeil. Le diagnostic peut nécessiter un électroencéphalogramme, ou EEG, afin d’évaluer l’activité électrique du cerveau.
Un accident ischémique transitoire, communément appelé AIT ou mini-AVC, implique généralement plus qu’une brève période de regard fixe ou de diminution de la vigilance.
Les signes d’alerte peuvent inclure :
๐ Une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un bras ou d’une jambe
๐ Un engourdissement ou une faiblesse d’un côté du corps
๐ Une asymétrie faciale
๐ Une parole pâteuse ou des difficultés à comprendre le langage
๐ Des troubles visuels soudains
๐ Des difficultés à marcher, des vertiges ou une perte d’équilibre
Même lorsque ces symptômes disparaissent en peu de temps, un AIT est considéré comme une urgence médicale car il peut être un signe avant-coureur d’un AVC futur.
De brefs évanouissements ou pertes de connaissance peuvent également résulter de troubles du rythme cardiaque, d’une chute brutale de la pression artérielle, d’une hypoglycémie, d’une déshydratation ou d’autres problèmes circulatoires.
Une évaluation médicale peut donc être nécessaire pour identifier la cause sous-jacente.
Des absences fréquentes, une diminution de la concentration, des trous de mémoire, des paupières lourdes, des bâillements répétés et une augmentation des erreurs simples peuvent indiquer que le corps ne reçoit pas suffisamment de repos.
Les mesures recommandées pour réduire le risque comprennent :
๐ Dormir suffisamment et maintenir un horaire de sommeil régulier
๐ Éviter de conduire en cas de somnolence, de confusion mentale ou d’incapacité à garder les yeux ouverts
๐ S’arrêter et se reposer immédiatement lorsque la concentration commence à diminuer pendant un trajet
๐ Éviter de compter sur le café, les boissons énergisantes, la musique forte ou l’ouverture d’une fenêtre pour combattre une somnolence sévère
๐ Prévoir des périodes de repos appropriées lorsqu’on travaille de nuit ou à des horaires irréguliers
๐ Consulter un médecin si les épisodes persistent malgré un sommeil adéquat
Des soins médicaux d’urgence doivent être recherchés si une perte de connaissance ou une baisse de vigilance survient en même temps que l’un des symptômes suivants :
๐ Une faiblesse ou un engourdissement soudain des bras ou des jambes
๐ Une asymétrie faciale ou une parole pâteuse
๐ Une douleur thoracique, des palpitations ou des difficultés respiratoires
๐ Un mal de tête soudain et d’une intensité inhabituelle
๐ Une perte de connaissance prolongée ou une blessure due à une chute
๐ Des convulsions ou des mouvements corporels anormaux
๐ Des épisodes devenant plus fréquents sans lien évident avec un manque de sommeil
Une brève perte de connaissance ne signifie pas toujours qu’une personne fait un AVC. Il peut s’agir d’une micro-absence causée par un sommeil insuffisant et la fatigue. Cependant, il est essentiel de la distinguer d’un AVC, d’un AIT, d’une crise convulsive, d’une affection cardiaque ou d’un autre problème médical, car chacune de ces affections présente un degré de gravité différent et nécessite un traitement différent.
Les personnes présentant des épisodes répétés ne doivent pas les attribuer à une simple fatigue, en particulier lorsqu’ils surviennent au volant, en utilisant des machines ou en accomplissant un travail nécessitant une grande attention. Une baisse de vigilance ne durant que quelques secondes peut néanmoins entraîner un accident grave, voire potentiellement mortel.
Source : Thai Health Promotion Foundation
Les articles de cette catégorie sont rédigés par notre équipe éditoriale pour vous tenir informé des dernières actualités en matière de santé et de tourisme médical.

July 23, 2026

July 23, 2026