
L’OMS indique que la dernière flambée d’Ebola en Ouganda est terminée après 42 jours consécutifs sans nouveau cas confirmé. La flambée de 2026 a enregistré 20 cas confirmés, dont 18 guérisons et deux décès.
KINSHASA — L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré la fin de la dernière épidémie d’Ebola en Ouganda après que le pays n’a enregistré aucun nouveau cas confirmé pendant 42 jours consécutifs, marquant ainsi une étape importante de santé publique dans les efforts visant à contenir ce virus mortel.
Selon l’OMS, les autorités sanitaires ougandaises ont conclu que l’épidémie d’Ebola de 2026 était terminée après avoir achevé la période requise sans détecter de nouvelle infection confirmée.
Cette déclaration a fait suite à des enquêtes épidémiologiques et à des évaluations scientifiques de l’épidémie, apportant la preuve que les chaînes de transmission avaient été interrompues.
La période de 42 jours constitue un repère important dans la riposte aux épidémies d’Ebola et est couramment utilisée avant qu’une épidémie puisse être déclarée terminée.
Pendant cette période, les autorités sanitaires maintiennent une surveillance renforcée afin d’identifier d’éventuelles infections, de tracer les contacts et d’enquêter sur les cas suspects pour s’assurer que la transmission a cessé.
Le ministère de la Santé ougandais avait annoncé la fin de l’épidémie d’Ebola de 2026 dans le pays le 28 juillet, sur la base de preuves scientifiques issues d’enquêtes épidémiologiques et des caractéristiques de l’épidémie.
L’OMS a ensuite confirmé qu’aucun nouveau cas confirmé n’avait été signalé pendant 42 jours consécutifs.
Cette étape souligne l’importance de la surveillance, de la détection rapide des cas, de la recherche des contacts et des mesures coordonnées de santé publique pour prévenir une transmission supplémentaire.
L’Ouganda a initialement déclaré l’épidémie d’Ebola le 15 mai 2026, après avoir confirmé une infection chez une personne arrivée de la République démocratique du Congo (RDC).
Ce cas importé a conduit les autorités sanitaires à activer des mesures de riposte à l’épidémie visant à identifier d’autres infections et à prévenir une propagation supplémentaire.
Pendant l’épidémie, l’Ouganda a enregistré un total de 20 cas d’Ebola confirmés en laboratoire.
Parmi ces patients, 18 ont guéri et deux sont décédés, selon les chiffres officiels.
Le nombre relativement limité de cas souligne le rôle de la détection précoce et de l’intervention rapide de santé publique dans la limitation de la propagation d’Ebola, en particulier lorsque les infections franchissent les frontières internationales.
L’Ouganda partage une frontière avec la République démocratique du Congo, où des épidémies d’Ebola se sont répétées au fil des années.
Les mouvements de population à travers les frontières nationales peuvent compliquer la surveillance des maladies et le contrôle des épidémies, rendant la coopération entre pays voisins particulièrement importante.
La surveillance transfrontalière, le partage rapide d’informations, le dépistage, les capacités de laboratoire et la coordination entre les autorités sanitaires peuvent aider à identifier d’éventuelles infections avant qu’elles ne provoquent une transmission communautaire plus large.
L’épidémie en Ouganda montre également comment une urgence Ebola dans un pays peut créer des risques de santé publique pour les États voisins, en particulier dans les zones où les déplacements transfrontaliers sont fréquents.
La maladie à virus Ebola est une maladie grave et potentiellement mortelle transmise à l’être humain par des animaux infectés, puis se propageant entre personnes par contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, ainsi qu’avec des matériaux contaminés.
Une riposte efficace à une épidémie comprend généralement une combinaison de diagnostic rapide, d’isolement et de traitement des patients, de recherche des contacts, de prévention et contrôle des infections, d’engagement communautaire et de stratégies de vaccination appropriées lorsque cela est applicable.
Bien que la dernière épidémie en Ouganda ait été déclarée terminée, une surveillance continue reste importante car le risque de nouveaux cas importés ou de futures épidémies ne peut être totalement éliminé.
Les autorités sanitaires et les organisations internationales de santé publique devraient donc maintenir la préparation et la surveillance, en particulier dans les communautés et les zones frontalières susceptibles d’être confrontées à des risques accrus.
La fin de l’épidémie représente une réussite importante pour le système de santé ougandais et les équipes de riposte en santé publique, tout en soulignant l’importance de la coopération régionale pour prévenir et contrôler les épidémies d’Ebola en Afrique.
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